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Le Portrait du mois : Isabelle
 

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Être "femme d’expat"
Pas facile de dresser un portrait de soi-même (qui plus est quasiment à titre posthume car nous avons quitté Madrid cet été) ...
Venant de province pour achever mes études à Paris, choisir de vivre à l’étranger ne me venait pas à l’esprit. Voyager et découvrir d’autres cultures le temps des vacances l’étaient en revanche clairement. C’est la rencontre de mon conjoint et le choix d’une carrière internationale qui a définitivement modelé notre mode de vie. Après un passage à NYork en 1994 puis 4 années à Paris, se sont enchaînées depuis 1999 18 années consécutives d’expatriation dans 5 pays différents (Panama, Grèce, Allemagne, Espagne et depuis peu Royaume Uni); le fil rouge ayant toujours été la présence d’un lycée français de l’étranger pour permettre à nos trois filles de suivre une scolarité continue.
Il nous reste encore quelques années avant la retraite (que nous passerons en France, cher pays de notre enfance) mais certains bilans peuvent déjà être faits. Nous gardons de chaque endroit où nous avons vécu un très bon souvenir pour des raisons tout à fait différentes (facilité de vie, nature et beauté des paysages, dynamisme, rapports humains ...). Quitter son pays d’origine, c’est multiplier les rencontres avec des personnes de tous horizons que vous n’auriez jamais eu l’occasion de croiser.
Cette remise en cause perpétuelle de cadre de vie du fait des mutations impose un réel effort mais in fine quel enrichissement humain et culturel ! Quitter un pays c’est perdre des repaires mais c’est également accepter de se perdre soi-même pour s’accoutumer à son nouveau pays d’adoption. Ma professeur de bridge madrilène disait de moi que j’étais la moins française des français qu’elle connaissait ;-) Autant de points positifs qui permettent de relativiser l’éloignement de la famille, les liens d’amitié mis à mal par la distance kilométrique et pour nous les femmes qui suivons nos maris le renoncement à une carrière professionnelle ... Mais à toutes celles qui doutent, le jeu en vaut
vraiment la chandelle !

 
 

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