L’Edito de la revue#58

Año nuevo, vida nueva…

Avouons que ce dicton espagnol n’aura jamais été si
à propos. Qui ne rêve pas en cette période de fêtes
d’appuyer sur le bouton reset, de sabrer le champagne
ou d’engloutir ses douze grains de raisin en se disant
que 2020 ne fut qu’un mauvais rêve ?

D’un naturel optimiste, j’aurais malgré tout tendance à me réjouir de ce que nous avons vécu ensemble. Comme tous bien sûr, j’ai retenu ma respiration, encaissé les coups de massue et les désillusions… J’ai appris à faire le tri dans mes valeurs : être en bonne santé et protéger mes proches est devenu essentiel durant cette année marquée par la pandémie de Covid-19. Mais j’ai aussi redécouvert une formidable équipe qui n’a pas une seconde baissé les bras et n’a pas douté un seul instant qu’il y avait un accueil à réinventer, que Madrid Accueil en avait la force. On parle aujourd’hui de Zoom, d’activités hybrides, de rencontres virtuelles, de conférences à l’échelle mondiale, d’activités en extérieur… A aucun moment, Madrid Accueil n’a douté de sa raison d’être. L’association se veut aujourd’hui plus ouverte sur d’autres modes de partage mais aussi plus patiente.
Ce que nous ne pouvons pas faire aujourd’hui, nous le ferons demain. Nous pensons particulièrement à toutes ces nouvelles familles arrivées depuis la rentrée et qui n’ont pas pu profiter de ces vecteurs de socialisation que nous savons offrir. C’est promis, nos évènements, ceux qui
nous sont si chers, nos dégustations, nos fêtes, nous sommes impatients de pouvoir les célébrer ! En attendant, concentrons-nous sur l’essentiel car il s’est imposé comme une évidence pour amorcer 2021 : que puis-je faire pour changer mon monde, à défaut de pouvoir changer le monde ? Ce trimestre, nous nous mettons au vert. Profitons de la nature, à Madrid elle est magnifique. Essayons aussi de prendre quelques bonnes et saines habitudes, de comprendre
les enjeux du développement durable, comme le dit le slogan d’une marque espagnole très connue, “ Because there is no planet B* “.
Soyons clair, le modèle concevoir - consommer – jeter est sur le point de devenir obsolète. Il aura fallu une pandémie pour nous le rappeler.

Je vous souhaite, ainsi que tout le bureau qui m’entoure, une excellente année 2021.

Gabrielle Ruiz
Présidente